Le prêt Enclave de la Banque mondiale en cours d’opérationnalisation

Vendredi 25 janvier, à l’occasion du lancement officiel du Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde (PPCA), Pierre Laporte, directeur pays pour la Banque mondiale en charge de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée et du Togo, a annoncé qu’en plus d’appuyer cette initiative à hauteur de 107 milliards de FCFA, le groupe allait également injecter 174 milliards FCFA en soutien à la filière cacao.

Le 10 mars 2016, le Conseil des ministres adoptait une communication relative au projet de financement Enclave de la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD-Enclave) dans les filières cacao et anacarde. Selon le communiqué émis par les autorités à cette occasion, « le financement BIRD-Enclave fait partie des instruments de financement innovants mis en place par la Banque Mondiale afin de mettre à la disposition des pays les plus pauvres des volumes de financements plus importants, de nature à contribuer plus efficacement à leur développement social et économique. Notre pays a été déclaré éligible au financement BIRD-Enclave, et après analyse des principales filières ivoiriennes, celles du cacao et de l’anacarde, jugées mieux structurées et présentant un avantage comparatif certain, ont été retenues pour en bénéficier ». 

En avril 2018, le Conseil d’administration de la Banque mondiale approuvait un financement pour le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) sous la forme d’un prêt enclave de la BIRD, à hauteur de 107 milliards de FCFA sur 5 ans (2018-2023). Le financement du PPCA est l’une des manifestations du soutien du groupe à la poursuite de son assistance au Plan national de développement (PND 2016-2020) mis en place par les autorités. Ce financement vise à renforcer la contribution du secteur privé à l’économie, créer de nouvelles opportunités de diversification et donner une plus grande impulsion à la production industrielle, notamment grâce à la transformation locale des produits de l’anacarde. Le potentiel d’emplois est évalué à 440 000, dont au moins 60 % destinés aux femmes.

La Banque mondiale a apprécié la cohérence des 4 piliers du PPCA :

1 – Accroître la productivité des noix de cajou brutes au niveau des exploitations, améliorer la qualité et réduire les coûts de la collecte et du groupage ;

2 – Maximiser le financement en facilitant l’accès au crédit pour accélérer l’investissement privé dans des domaines tels que les nouvelles capacités de stockage et de transformation, et en fournissant une infrastructure industrielle physique spécifique qui réduit le coût initial de l’investissement et accroît l’efficacité opérationnelle ;

3 – Améliorer le cadre politique et réglementaire pour le développement durable de la chaîne de valeur du cajou ;

4 – Faciliter l’expansion du marché et le commerce avec les acheteurs internationaux.

Le lancement officiel du PPCA ce vendredi a été l’occasion pour Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale, de confirmer la disponibilité du groupe à accompagner le gouvernement ivoirien, en annonçant qu’un financement similaire dans la filière cacao, en cours de préparation, pourrait être approuvé d’ici 12 à 24 mois : « L’instrument BIRD-Enclave est aussi un instrument que nous allons utiliser pour appuyer le secteur du cacao en Côte d’Ivoire. Nous avons récemment lancé la préparation de projets qui devraient être d’environ 300 millions de dollars (174 milliards de FCFA) ».

En vue de capter toutes les ressources issues de la chaîne de valeurs du cacao et d’apporter ainsi une plus-value à la production nationale, le gouvernement ivoirien a depuis 2012 pris l’initiative d’accélérer la transformation sur place de son cacao, avec un objectif de 50 % à l’horizon 2020. Depuis 2015, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, occupe aussi la place de premier broyeur mondial, en transformant environ 35 % des 2 000 000 de tonnes de cacao produites annuellement.

Par CICO Services, le 26/01/2019 (copyright CICO Services)

Source : Agence de Presse Africaine 

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